D'ici l'été, les principes qui prévaudront en matière de retraites seront arrêtés:durée de cotisation,âge de départ,niveau des pensions....
Et tous les régimes sont concernés.
Des réponses apportées dépendra aussi plus largement l'avenir même du régime solidaire de retraite par répartition.
La CGT entend peser de toutes ses forces dans le débat.
Gouvernement et patronat veulent réduire le montant des retraites.
La phrase(Laurence Parisot,présidente du Médef).
Il faut relever progressivement l'âge de la retraite à 61 ans puis 62 ans et allonger le nombre d'années de cotisations.
La CGT estime au contraire qu'on doit financer le maintien de leur niveau.
Quelques chiffres éclairent la nature du problème.
Dans notre système,les actifs cotisent en temps réel pour les retraités d'aujourd'hui.
Actuellement,25 millions d'actifs financent la retraite de13 millions de retraités.
En 2020,les retraités seront 16 millions et les actifs entre 25 et 28,5 millions.
En 2030,il y aura toujours 28,5 millions d'actifs mais pour 18 millions de retraités.
Globalement,il faudra augmenter de 50% le financement des retraites pour le maintenir à niveau dans vingt ans.
Cet objectif est pour moitié réalisable par la croissance de l'emploi:quatre millions de personnes en plus au travail d'ici 2020,c'est réaliste au regard du sous-emploi actuel.
Reste l'autre moitié.La CGT se prononce pour une réforme du mode de calcul des cotisations patronales qui favorise l'emploi et une participation des revenus financiers des entreprises.
Elle demande en outre le réexamen des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises.
Allonger la durée de cotisation sans valider les années d'études,c'est refuser aux jeunes le droit à la retraite et nous ne l'accepterons pas.
Retraites en 2008
Fixé à 579.85€,le minimum contributif(minimum de retraite des salariés ayant cotisé)n'a été revalorisé que de 1,1% pour 2008.
Les femmes nombreuses au minimum contributif,63% et les hommes 37%.
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ON NE BAT PAS EN RETRAITE
79% des Francaises et des Français jugent que la politique du gouvernement n'a rien amélioré.
A l'inverse,toutes <<les réformes >>en cours cassent les acquis construits par les luttes:l'école publique,la sécurité et la protection sociale,l'hopital,la culture,le code du travail....
Pour les retraites comme pour le pouvoir d'achat en général,Nicolas Sarkozy est le président du travailler plus pour gagner moins.
Pendant ce temps,les prélevements sur les salariés augmentent,les salaires stagnent,la précarité croît et plus de 720000 retraités vivent avec 632 euros par mois,le minimum vieillesse,soit 23% de moins que le seuil de pauvreté.
Quant aux profits,ils vont bien,merci.
Les entreprises du CAC40 ont réalisé 100 milliards de profits,un record.
Et les 500 plus grandes fortunes professionnelles ont augmenté de 40%.
Qui dit mieux?Le président qui s'est accordé 174% d'augmentation!
RETRAITES/au nom de l'équité?
Aprés les quarante annuités pour les salariés du privé,aprés l'attaque des régimes spéciaux,le gouvernement Fillon veut imposer 41 ans de côtisations en 2012 pour prétendre à la retraite à taux plein,42 ans un peu plus tard.
Et pourquoi pas la supression de toute référence à un âge de départ en retraite comme le revendique le rapport Attali couvert d'éloge par Nicolas Sarkozy et le Medef?
TRAVAILLER PLUS,POUR GAGNER MOINS?
Aujourd'hui,moins de 50% des salariés<<liquidant>> leur retraite peuvent partir à taux plein.
La majorité doit donc subir une décote de -5% par année manquante.
Avec la précarité,particulièrement pour les jeunes et les femmes,cela s'amplifierait.
Les propositions gouvernementales de 2008 conduiraient,en 2020,à des pentions équivalentes,en moyenne,à 55% du dernier salaire.
ON PEUT DIRE NON ET FINANCER DE VRAIES RETRAITES!
Les syndicats demandent l'augmentation des pensions,le rattrapage du pouvoir d'achat des retraites,le départ à 60 ans et la reconnaissance des départs anticipés pour pénibilité.
Les syndicats proposent de revenir sur les exonérations de charges sans contrepartie.
Ils proposent de moduler la part patronale en fonction de la politique d'emploi,de salaire et de formation des entreprises.
Les entreprises qui développent l'emploi,les salaires,auraient un taux relativement abaissé.
A l'inverse,les entreprises génératrices de licenciements,d'emplois précaires,de bas salaires et qui joueraient sur les placements financiers seraient assujetties à des taux de cotisation beaucoup plus lourds.
Pour garantir le système par répartition,pouvoir partir réellement à 60 ans et avoir de bonnes retraites,de nouvaux financements sont incontournables.